Mes 20 coups de cœur gourmands pour les Fêtes

De bonnes idées pour vos cadeaux d’hôtesse!

cferland-vsp-vendange tardiveCes dernières années, j’ai eu le plaisir de découvrir une grande variété de produits fins québécois, tant alcools que fromages ou charcuteries. Si les goûts eux-mêmes ne se discutent pas – à ce qu’on dit – on peut quand même s’en parler!

Je vous livre donc ici quelques-uns de mes coups de cœur (très personnels), question de vous inspirer lorsque vous passerez au marché public, à votre fromagerie favorite ou à la SAQ avant votre party de famille.

Bonnes agapes! 😀

* Dans mon verre, je déguste avec bonheur *

  • Le Moulin à grains, vin blanc, cépages Vandal-Cliche, Seyval et St-Pépin, 11% alc., Domaine des 3 moulins
  • Le Chevalier, vin de miel vieilli en fûts de chêne, préparé à base de miel de sarrasin, 16% alc., Miel Nature (disponible SAQ)
  • Le Vieux Moulin – Hydromel de framboise, vin de miel et de framboise, 12% alc., Vieux Moulin de Sainte-Flavie (disponible SAQ)
  • La Prunelle, crème de prunes, 20% alc., Cidrerie et Vergers Pedneault
  • Le Pérado, «porto» de bleuets, dattes, figues et cassis, 18% alc., Les Boissons du Roy
  • Le Brochu, liqueur de framboise et cassis, 23% alc., La Vallée de la framboise (disponible SAQ)
  • Le Kamouraska Vodka érable, alcool de grain au sirop d’érable Canada no. 1 extra-clair, 30% alc., Kamouraska Vodka (disponible SAQ)
  • Le Vendange tardive, vin blanc doux, cépages Vandal-Cliche et Vidal, 12% alc., Vignoble Sainte-Pétronille

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* Dans mon assiette, je savoure avec délectation *

  • La mousse de foie de cerf rouge au brandy et cognac, Cerfs rouges Labrecque
  • Le Rondin, saucisson aux champignons sauvages séchés de Gaspésie, Viandes biologiques de Charlevoix
  • Le Si pousse à la bière noire de Montréal, saucisson artisanal séché, Fou du cochon et Scie
  • Le confit d’oignon à la bière blanche de la Chouape et aux bleuets, Bock
  • Les rillettes de pur canard à la lavande, Les Ducs de Montrichard
  • Le nougat aux oranges confites, La Nougaterie Québec (livraison partout au Québec)
  • Le Clos des Roches, fromage à pâte pressée cuite vieilli 12 mois (régulier) à 24 mois (réserve), Fromagerie des Grondines

 

* Pour finir, voici mes trois duos «chouchous» d’accords alcool et fromage! *

D’abord, le Secret de Maurice accompagné de L’Or de l’Isle-aux-Coudres. Ce fromage de la Maison d’affinage Maurice Dufour, dont la pâte coulante donne envie de le déguster tout entier à la petite cuillère (c’est d’ailleurs le «secret»!), est un pur ravissement avec ce cidre de poires de Cidrerie et Vergers Pedneault où les notes fruitées explosent en bouche comme une fraîche journée d’octobre.

Ensuite, le Hermann de la Fromagerie du Charme et l’Orpailleur rouge du vignoble de l’Orpailleur. On a ici l’alliance de l’ancien et du nouveau: cette toute jeune fromagerie propose un produit démontrant un «caractère» des plus affirmés qui s’apparie à merveille avec ce vin rubis et complexe issu de l’un de nos plus anciens vignobles québécois.

Enfin, le Bleu d’Élizabeth et l’Hydromel Médiéval Réserve élaboré par Intermiel. La qualité de ce produit de la Fromagerie du Presbytère n’est plus à démontrer; or, au contact de ce vin de miel capiteux, on assiste à une fusion de saveurs qui saura rallier tout le monde… même les moins friands de pâtes persillées. Avec quelques noix grillées, c’est l’épiphanie gustative assurée!

*

Bandeau-histoire gourmande-Fêtes2015

Pour 2016, je vous souhaite le bonheur, la santé, l’amour, la prospérité et le plaisir.

Et j’ai bien envie de vous proposer la résolution suivante: si vous vous donniez pour objectif de découvrir au moins un nouveau produit/nouveau producteur québécois à tous les mois? N’hésitez pas à me faire part de vos propres trouvailles!

Allez, on se retrouve après les Fêtes!

Bises.

Catherine

Historienne, auteure et conférencière, Catherine Ferland est spécialiste d’histoire de l’alcool et de la gastronomie et, plus largement, d’histoire culturelle du Québec. Elle participe régulièrement à des émissions de radio et de télé, en plus de faire des conférences aux quatre coins du Québec. Parmi ses ouvrages, mentionnons Bacchus en Canada. Boissons, buveurs et ivresses en Nouvelle-France (Septentrion, 2010) et La Corriveau, de l’histoire à la légende (Septentrion, 2014), gagnant du Prix littéraire du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean 2015 et finaliste aux Prix littéraires du gouverneur général 2014 ainsi qu’au Prix Jean-Éthier-Blais 2015.  Elle blogue au catherineferlandhistorienne.com et signe des critiques culinaires au journal Le Devoir depuis 2012.
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Souper du terroir et alcools du Québec

Vous connaissez mes allégeances : je suis férue de gastronomie québécoise et de produits du terroir. Rien ne plaît autant à mes papilles qu’un bon fromage du Québec, si possible dégusté entre amis. C’est donc sous ce thème que j’ai organisé un fameux souper au début de septembre, conviant quelques passionnés de bonne bouffe à venir partager leurs coups de cœur. «Je m’occupe des boissons», ai-je déclaré.

Me voici donc en compagnie de mon chéri, arpentant les allées de la SAQ à la recherche des vins du Québec, au risque de me perdre entre espagnols et italiens (ah, j’admets qu’ils me font un petit effet, ceux-là!). De guerre lasse, j’apostrophe un commis qui s’empresse aussitôt de m’indiquer la voie pour trouver les blancs, les rouges et les «autres» alcools du Québec, à savoir les cidres et boissons artisanales. Je fixe mon choix sur deux rouges et deux blancs. Et, pour faire bonne mesure, j’ajoute une crème de cassis. Un kir, c’est si bon à l’apéro, n’est-ce pas! À la caisse, on me fait savoir qu’à la faveur d’une promotion en cours, une cinquième bouteille de vin ne me coûterait que quelques dollars supplémentaires. Allez hop, une troisième bouteille d’un beau rouge grenat vient rejoindre ses consœurs dans mon sac (solide et écologique, ça va de soi), en prévision d’une soirée qui promet.

Mes invités ont remarquablement bien respecté la consigne que j’avais fixée. Ma table  croule sous les produits du terroir, depuis les conserves artisanales jusqu’aux bouchées et petits plats mitonnés avec soin. Mes convives ont du goût, je vous l’assure. Les bouteilles ne sont pas en reste : elles trônent fièrement sur le comptoir, où chacun peut se servir à sa guise. Première surprise : tout est bon. Je l’avoue, même si je peux être très chauvine lorsqu’il s’agit de produits du Québec, j’entretenais encore quelques appréhensions pour ce qui est des alcools. Climat oblige, il faut admettre que la production de vin ne pourra jamais concurrencer celle de pays comme la France, le Portugal ou le Chili. Non?

Eh bien, permettez-moi de vous présenter mes deux coups de cœur de la soirée!

D’abord, l’un des vins rouges m’a littéralement arraché un «Wow, on dirait un italien!» : je vous l’accorde, c’est un peu libre, mais considérant mon « petit faible» pour les vins du pourtour méditerranéen, c’est résolument un compliment. J’ai donc devant moi un verre heureusement rempli de Terratabac, un rouge sec et agréablement tannique produit par le vignoble le Mernois. Incidemment, il s’agit de la bouteille ajoutée in extremis au panier! Sur le site de la SAQ, on le décrit comme présentant un « nez assez puissant qui s’ouvre sur des parfums dominants de fraise et de fleurs […] également marqué par de subtiles notes boisées. » Je ne pourrais si bien dire. Je songe immédiatement à ce qu’il pourrait donner avec une bruschetta à la tomate fraîche et aux herbes, généreusement gratinée de Grand Deux. Ou accompagnant un plat de veau de Charlevoix… Pas étonnant que ce vin ait remporté la première place au Salon des vins et fromages du Québec en 2010, dans la catégorie des vins rouges. Le Terratabac se détaille 17$ à la SAQ, où il porte le code 11441400. Une belle trouvaille que je vous conseille vivement d’essayer à la prochaine occasion.

La seconde découverte, je le confesse, n’est pas de mon fait. Même si j’avais bien mentionné que je m’occupais des alcools pour mon souper du terroir, une de mes amies n’en a fait qu’à sa tête : outre ses exquises tartelettes maison aux oignons caramélisés et au Baluchon, elle a eu l’heureuse pensée d’apporter aussi un hydromel. Oui, ce vin de miel à l’évocation poétique. Nous parlons ici du Médiéval Réserve Intermiel, un hydromel liquoreux dont la bouteille massive a créé une forte impression sur mes convives. Et une onde de choc sur nos papilles! Dès la première gorgée, le goût de miel explose sur la langue : sans pour autant être trop sucrée, on a affaire à une liqueur bien affirmée. Le vieillissement en fût de chêne n’y est certainement pas étranger. S’ensuit une succession d’arômes fruités et même vanillés, subtils et complexes, qui arrachent un sourire et font s’exclamer chacun de mes amis. Une révélation! Pour tout vous dire, la bouteille s’est retrouvée vide en moins de vingt minutes. Quelques-uns ont osé ajouter les dernières gouttes à leur café. Cet avis favorable est apparemment partagé, puisque le Médiéval Réserve a remporté plusieurs médailles d’or dans des concours internationaux depuis 2010. On le trouve dans certaines succursales de la SAQ, sous le code 11259296, au prix de 25,55$. Une somme très bien investie pour un produit d’ici qui ravira vos invités. Précisons qu’il faut tout de même être amateur de vins liquoreux pour apprécier pleinement ce délicieux alcool.

* * *

Ah, si tous les Québécois se faisaient un devoir d’acheter ne serait-ce qu’une bouteille de vin du Québec par année… Osez, mes amis, osez! Si les consommateurs sont au rendez-vous, les vignerons oseront aller toujours plus loin pour perfectionner leurs produits. À suivre!

 

– Catherine